Photo d’Apis mellifera

Le miel répond à une définition précise: « Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. A l’exception du miel filtré, aucun pollen ou constituant propre au miel ne doit être retiré, sauf si cela est inévitable lors de l’élimination de matières organiques et inorganiques étrangères » (J.O.R.F. du 02/07/2003)

Selon la législation européenne, le miel est, par définition, un produit naturel qui ne peut contenir ni colorant, ni conservateur, ni additif d’aucune sorte. Il ne peut y avoir ni ajout ni retrait de quelque substance que ce soit.

L’indication «miel» est suivie obligatoirement de sa provenance botanique, de son origine communautaire ou extracommunautaire.
Les mélanges d’origines diverses sont autorisés et mentionnés.
Le miel est une solution très concentrée de glucides c’est-à-dire de multiples sucres simples ou composés, caractéristiques de l’origine (et seulement 15 à 20 % d’eau).
Il s’agit essentiellement de glucose et fructose, dont le rapport dans le miel avec la teneur en eau, conditionnent la cristallisation. Plus il y a de glucose plus vite le miel cristallise. Les teneurs en eau de moins de 14% rendent le miel très visqueux. Il ne cristallise plus et devient vitreux.

LA RECOLTE

Photo de Miel à operculer

Se fait en France métropolitaine du printemps à l’automne, selon la région et la flore.

L’apiculteur retire les cadres de miel totalement operculés par une fine pellicule de cire, signe de la maturité de la récolte. Il procède dans sa miellerie, idéalement conforme aux normes sanitaires, à la désoperculation manuelle ou mécanique des cadres puis à leur centrifugation. C’est l’extraction idéalement sous atmosphère sèche contrôlée par déshumidificateur.

Photo miel sur cadre

Après décantation de quelques jours du miel extrait, élimination du surnageant contenant les impuretés résiduelles, contrôle de la teneur en eau (moins de 18%), l’apiculteur peut procéder selon les besoins à la mise en fûts ou en pots de sa récolte.
Plusieurs récoltes sont possibles en particulier si l’apiculteur déplace régulièrement, géographiquement, ses ruches (on appelle cela la transhumance).
Non pasteurisé, le miel est un aliment vivant, mais qui contrairement aux vins ne se bonifie pas avec l’âge.
La date limite d’utilisation (DLU) du miel est de deux ans après son conditionnement.

COMPOSITION

Miel de nectar :

Plus d’une centaine de substances différentes, variables selon l’origine géographique, botanique, est présente dans le miel.
Le miel contient outres les sucres simples et complexes, des protéines en faible quantité (moins de 1%), provenant des pollens présents, des acides aminés, des vitamines, des enzymes, des minéraux qui représentent environ de 0,2% pour les miels de nectar, jusqu’à 1% pour les miels de miellat, des acides organiques 0,3%, principalement l’acide gluconique, des substances aromatiques ayant des propriétés antibiotiques et médicales.

Miel de Miellat :

Les miellats sont riches en maltose et sucres complexes. Ils sont récoltés par les ouvrières sur les plantes et arbres hébergeant des pucerons comme les sapins, les épicéas, les tilleuls, les chênes, les érables etc.
Ces miels sont retirés obligatoirement des colonies à l’automne par l’apiculteur car ils sont impropres à une bonne survie hivernale de la ruche.

INTERET DES MIELS

Effet prébiotique.

Aliment énergétique parfait, composé de sucres rapides facilement assimilables, le miel remplace avantageusement le sucre blanc.
Le miel a un effet prébiotique sur le corps humain, en grande partie attribuable aux oligosaccharides. Le miel stimule la croissance, l’activité, des lactobacilles, bifidobactéries, de la microflore intestinale humaine.

Effet antibactérien.

Les caractéristiques physico-chimiques du miel, son acidité (pH 3 à 5), sa forte osmolarité (capacité à extraire l’eau des cellules vivantes), sa grande viscosité, ses enzymes en font un antibactérien efficace.

De nombreuses études scientifiques de part le monde attestent de l’activité antibactérienne sur les principaux germes pathogènes comme Staphylococcus Aureus, Escherichia coli, etc. rencontrés le plus souvent sur les plaies chirurgicales.
Cette activité contribue aux propriétés cicatrisantes du miel sur les plaies, les nécroses pariétales, les brûlures y compris les lésions induites par la radiothérapie. (Travaux Pr. Bernard Descottes et Ghislaine Pautard AFA)
Appliqué sur les brûlures, ulcères, plaies ou cicatrices chirurgicales infectées, le miel se révèle d’une rapide et réelle efficacité thérapeutique.

AUTRES EFFETS

De nombreuses autres propriétés sont reconnues au miel. En particulier le miel est une source alimentaire d’antioxydants, majoritairement des flavonoïdes.
La quantité et le type de flavonoïdes trouvés dans le miel varient selon l’origine florale.
En principe les miels les plus foncés, comme celui de sarrasin, contiennent des quantités de flavonoïdes supérieures aux miels plus clairs. La consommation régulière de miel semble apporter une protection objective contre certains cancers (source: NCCAM, société Canadienne du Cancer). Cette protection serait attribuable au pouvoir antioxydant du miel, donc à sa teneur en flavonoïdes.

L’INTERET DES DIFFERENTS MIELS

Dans la pharmacopée traditionnelle chaque miel a des vertus spécifiques. (Source: Dr Hakim Le Miel, Dr Donadieu la pharmacie naturelle, Dr Becker l’Apithérapie)

 Chaque miel a des vertus spécifiques, suivant l’origine des fleurs butinées.

  • Le miel d’oranger est calmant.
  • Le miel de tilleul de goût mentholé est sédatif (favorise le sommeil).
  • Le miel de lavande est un excellent antiseptique pour les bronches et les poumons.
  • Le miel de bruyère est diurétique, antalgique, améliore le prostatisme.
  • Le miel d’eucalyptus calme la toux et soulage les voies urinaires.
  • Le miel de pin et sapin sont des classiques dans les affections hivernales des bronches.
  • Le miel de trèfle est un stimulant cardiaque.
  • Le miel d’acacia est recommandé la prévention ou le traitement de troubles ou d’ulcères gastriques.

Photo de différents miels

MIEL ET PROPOLIS

Un effet synergique existe lorsque le miel est pris en association avec de la propolis. Les résultats objectifs sur les symptômes douloureux, des aphtes buccaux par exemple, sont bien supérieurs aux pastilles de tout type.

MIEL ET HUILES ESSENTIELLES

L’aromel, un mélange miel – essence ou huiles essentielles de plantes est une association thérapeutique remarquable utilisée en médecine naturelle.

LES LIMITES DE L’USAGE DU MIEL

Son usage alimentaire est déconseillé en cas de pathologies graves reconnues chez les diabétiques mal équilibrés, ayant des complications vasculaires sévères, angor instable, une artérite très évolutive. Sont aussi concernés les porteurs de lithiase urinaire oxalique, ceux ayant une hypothyroïdie non traitée, ou ceux atteints de maladies endocriniennes mal équilibrées, les porteurs d’hyperlipémies associant des anomalies métaboliques et lipidiques sévères dont une hypertriglycéridémie importante. Dans tous ces cas, un avis médical est absolument indispensable avant toute consommation régulière de miel.