L’abeille
Les abeilles sont apparues sur terre il y a plus de 80 millions d’années… bien avant l’homme, mais en même temps que les plantes à fleurs avec qui elles ont établi une relation très féconde. Les abeilles, en visitant les fleurs, butinent pollen et nectar, qui composent la nourriture de la colonie.
Il existe plus de 20 000 sortes d’abeilles dans le monde qui vivent, pour la plupart, de manière solitaire.
En France on peut ainsi en recenser près de 1000.
L’abeille domestique, celle qui est entretenue par les apiculteurs et qui seule, produit le miel que nous connaissons, s’appelle Apis melliféra.
Elle ne peut vivre qu’en colonie. L’abeille, un insecte performant, dont le corps est couvert de poils si efficaces pour la récolte du pollen pèse un dixième de gramme.
Son corps est constitué d’une tête, d’un thorax et d’un abdomen.

La tête
La tête comprend deux yeux aux multiples facettes qui lui permettent une vision panoramique mais approximative car l’abeille ne perçoit pas certaines couleurs comme le rouge. Trois petits yeux simples situés sur le dessus de la tête lui permettent de percevoir les variations de luminosité et lui donnent des informations essentielles à son orientation. Entre les deux yeux, deux antennes permettent de repérer les odeurs, de se déplacer dans l’obscurité de la ruche et de communiquer avec les autres congénères… Le système mandibulaire est très puissant avec ses pinces coupantes qui permettent de manger, nettoyer, construire des rayons et se défendre. Une trompe rétractile munie d’une langue couverte de poils microscopiques permet l’absorption de l’eau et du nectar. Le cerveau, véritable ordinateur, coordonne l’ensemble. Dans la tête sont logées plusieurs glandes et en particulier la glande hypopharyngienne qui permet la production de gelée royale.

 

Le thorax
Le thorax assure la locomotion de l’abeille.
Il porte trois paires de pattes, munies de ventouses et de crochets qui permettent de se déplacer et de se fixer sur n’importe quel support dans n’importe quelle position verticale ou la tête à l’envers !
La dernière patte est dotée de peignes pour récupérer les grains de pollen pour constituer deux pelotes qui seront emportées dans les corbeilles à pollen.
Grâce à deux robustes paires d’ailes mues par des muscles puissants, l’abeille possède des qualités de vol exceptionnelles.
Pendant le vol, afin d’assurer un meilleur portage, les ailes antérieures se soudent avec les ailes postérieures par un système astucieux de crochets qui se desserrent lors de l’atterrissage.
L’abeille est ainsi très performante. Sa vitesse de croisière se situe entre 25 et 30 km/h et sa masse musculeuse lui permet de transporter quasiment l’équivalent de son poids en pollen et ou nectar.
Une butineuse assure en moyenne entre 10 et 15 vols par jour.
Le rayon de butinage le plus fréquent varie de 1000 m à près de 3000 m.
Cependant certaines recherches scientifiques attestent que les abeilles peuvent réaliser des vols jusqu’à 10 km mais, dans ce dernier cas le besoin d’énergie est tel que l’insecte doit puiser dans une partie du nectar stocké dans le jabot. La valeur d’apport du nectar à la ruche est quasiment nulle.
Une butineuse peut totaliser 800 km dans sa vie.

L’abdomen
Fixé au thorax par un pétiole court et très fin et constitué de sept anneaux reliés entre eux par des membranes souples, sa flexibilité est très grande. Il contient le jabot, le tube digestif, le système respiratoire et le système circulatoire.
Le jabot, fixé à l’entrée de l’abdomen, est une poche extensible permettant à l’abeille de transporter l’eau et le nectar des fleurs. Comme l’abeille a besoin de se nourrir en vol, un clapet étanche permet de laisser passer dans l’estomac un peu de nectar.

L’appareil digestif
Une ampoule rectale stocke urine et excréments qui seront vidés à l’extérieur de la ruche. En hiver, l’abeille peut rester cloitrée durant plusieurs jours et profitera d’une belle journée pour effectuer un vol de propreté.

Le système respiratoire
Étendues à tout l’insecte, des trachées acheminent l’air vers l’ensemble des parties du corps. L’abdomen régule la transpiration.

Le système circulatoire
Les organes baignent dans un liquide riche de différentes substances que l’on peut comparer au sang : l’hémolymphe.
L’abdomen contient de nombreuses glandes comme la glande dite de Nassanov qui permet aux abeilles, en dégageant une odeur perceptible à plusieurs mètres, de se reconnaitre entre elles. Pour diffuser cette odeur, les abeilles battent des ailes : elles font le rappel.
Enfin au bout de l’abdomen se situe l’appareil vulnéraire, le dard qui offre à l’abeille une arme de défense redoutable. Lorsque l’abeille pique, le dard s’enfonce profondément et comme il est muni de crochets, il ne peut être retiré… Il se fixe comme un harpon, entraînant avec lui une partie de l’appareil digestif ce qui engendre la mort de l’insecte.

 

La colonie d’abeille
La colonie est constituée d’une reine, des ouvrières et durant la période de reproduction des abeilles mâles ou faux-bourdons.