est légèrement plus grande que les ouvrières. Sa seule fonction, essentielle et déterminante pour la vitalité de la ruche, consiste à assurer une ponte suffisante pour permettre le développement de la population et son renouvellement incessant.
La reine peut vivre plusieurs années, alors que les ouvrières ne vivent que quelques semaines au printemps et en été et aussi quelques mois à l’automne et en hiver pour assurer la pérennité de la colonie jusqu’aux premiers beaux jours.

Et pourtant, la reine est issue d’un œuf identique à celui qui produira une ouvrière. Seule différence et de poids : la reine est nourrie exclusivement à la gelée royale, alors que l’ouvrière doit se satisfaire de quelques milligrammes intégrés dans son alimentation au stade larvaire…
Lors du vol nuptial, la jeune reine est fécondée par plusieurs faux bourdons. (Cf chapitre : les faux- bourdons)
Ainsi dans une ruche, la population est composée de demi-sœurs qui ont toutes la même mère, mais des pères différents.

Photo de la société reines italiennes Catelana

De retour à la ruche, très rapidement, la reine commence sa ponte. Au printemps, elle peut pondre plus de 2 000 œufs par jour.
Lorsqu’elle vieillit et que sa spermathèque est vide, elle ne pond que des œufs qui donnent naissance à des faux bourdons. On dit que la ruche est bourdonneuse. Elle est alors condamnée très rapidement à périr.
Une reine peu prolifique est remplacée par l’apiculteur.
Certains producteurs se sont spécialisés sur l’élevage des reines et peuvent les commercialiser à des prix avoisinant les 20 à 25 euros l’unité.( 2011)